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Qu’est-ce que l’endométriose ? Le diagnotic

Mis à jour : févr. 10

L’endométriose est une maladie chronique généralement récidivante

L’endomètre est le tissu qui tapisse l’utérus. Sous l’effet des hormones (œstrogènes), au cours du cycle, l’endomètre s’épaissit en vue d’une potentielle grossesse, et s’il n’y a pas fécondation, il se désagrège et saigne. Ce sont les règles. Chez la femme qui a de l’endométriose des cellules vont remonter et migrer via les trompes. Le tissu semblable au tissu endométrial qui se développe hors de l’utérus provoque alors des lésions, des adhérences et des kystes ovariens, (endométriomes) dans les organes colonisés. Cette colonisation, si elle a principalement lieu sur les organes génitaux et le péritoine peut fréquemment s’étendre aux appareils urinaire, digestif, et plus rarement pulmonaire.

Elle touche 1 femme sur 10, en âge de procréer.

Ce chiffre concerne les femmes pour qui le diagnostic a été posé. Il est donc probable que l’endométriose touche plus de femmes encore.

Il n’est pas rare aujourd’hui de voir de très jeunes femmes atteintes par cette maladie. Et lorsqu’on les interroge, la plupart des femmes atteintes sévèrement par cette maladie se plaignent d’avoir souffert depuis la puberté de douleurs gynécologiques violentes sans que le médecin ait évoqué une possible endométriose. Il existe également des cas de femmes ménopausées ou opérées par hystérectomie et ovariectomie qui continuent à souffrir d’endométriose, notamment à cause des traitements hormonaux de substitution.

Aujourd’hui, l’endométriose est diagnostiquée, souvent par hasard, avec un retard moyen de cinq années, durant lesquelles la maladie a eu le temps de causer des dommages notables à différents organes avec probablement un impact sur la fertilité.


Le diagnostic : l’examen gynécologique


Douleurs pelviennes et lors des rapports sexuels, règles abondantes… Si vous souffrez de l'un des symptômes de l'endométriose, parlez-en à votre médecin. Le premier symptôme de l'endométriose reste la douleur. Si vous vous plaignez de dysménorrhées (douleurs qui précèdent, accompagnent ou suivent les règles), le médecin ne doit pas la négliger.

Après un entretien clinique et un examen gynécologique, il pourra plus précisément suspecter la maladie. L’examen gynécologique consiste à une inspection puis une palpation.


Le toucher vaginal : L’intérêt du toucher vaginal en cas de suspicion d’endométriose est double. Il va permettre de localiser les lésions sous-péritonéales profondes et les kystes endométriosiques. Il est d’ailleurs recommandé de réaliser l’examen en période menstruelle pour un diagnostic plus efficace. "L'examen (spéculum et toucher vaginal) permet également de détecter des anomalies, s'il est bien exécuté. Je pense en particulier au toucher vaginal qui est trop souvent superficiel et n'explore pas la région dite du cul-de-sac de Douglas que l'on peut évaluer par la palpation du cul-de-sac vaginal postérieur. Cet examen peut permettre de repérer des nodules douloureux, une rétroversion utérine (malposition de l'utérus) ou un ovaire plus volumineux et douloureux".

Le toucher rectal : L'examen gynécologique peut utilement être complété par un toucher rectal surtout lorsqu'on suspecte une atteinte de la paroi postérieure et/ou quand la patiente de plaint de douleurs lors de la défécation. 


Les examens d’imagerie médicale en cas d’endométriose


Une  échographie pelvienne ou endovaginale permettra de localiser des kystes d'endométrioses hors de l'utérus. Elle permet également d’explorer l’espace situé en avant de l’utérus et l’aire rétrocervicale. Une hystérosalpingographie (radiographie de l'utérus et des trompes après injection d'un produit de contraste) permet éventuellement de rechercher des signes indirects de l'adénomyose (forme d'endométriose où les cellules endométriales ont migré à l'intérieur du muscle utérin lui-même) ou permet d'évaluer les problèmes de perméabilité des trompes de l'utérus (qui peuvent être obstruées).

Echographie endorectale : réalisation d’une échographie pelvienne à l’aide d’une sonde fine qui est introduite dans le rectum. Cet examen est réservé à l’exploration des lésions d’endométriose profonde qui pourraient concerner le rectum, jusqu’à 25 cm au-dessus de l’anus.

L'imagerie par résonance magnétique (IRM) se révèle très fiable et même plus précis que l'échographie. Avec un cahier des charges précis, l’IRM permet de réaliser une cartographie précise des lésions d’endométriose sous-péritonéales profondes.Exploration des voies urinaires : bilan urodynamique, urographie… en cas de suspicion de lésions sous-péritonéales profondes volumineuses

La cœlioscopie est une technique chirurgicale qui permet d’opérer (sous anesthésie générale)  à l’intérieur du ventre en ne faisant que des petites incisions. Cette technique est la voie privilégiée de la chirurgie à l'intérieur de l'abdomen. Seule une coelioscopie diagnostique (avec prélèvement et analyse d'éventuelles lésions) permettra de déterminer avec certitude s'il s'agit d'une endométriose.





Xuan Mai

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